À quelques semaines du Ramadan, la question du jeûne pour les personnes atteintes de diabète revient au cœur des préoccupations sanitaires. Consciente des risques potentiels liés à cette pratique, l’Association SOS Diabète a réuni mercredi à Rabat des patients de tous âges pour une journée d’information et d’échange.
Au centre des discussions : l’importance d’un encadrement médical strict. Le Dr Ilham Tahiri, médecin de l’association, a rappelé que toute personne diabétique souhaitant jeûner doit impérativement consulter son médecin traitant en amont. Cette évaluation préalable permet de déterminer si l’état de santé du patient autorise le jeûne et d’ajuster, si nécessaire, le traitement médicamenteux.
L’accent a également été mis sur l’adoption d’un régime alimentaire équilibré pendant le Ramadan. Les intervenants ont recommandé de privilégier des repas riches en fibres, en protéines et en nutriments essentiels, tout en limitant les sucres rapides et les excès souvent associés aux repas de rupture du jeûne. Le respect strict des horaires et des doses de médicaments demeure, par ailleurs, un pilier fondamental pour éviter les déséquilibres glycémiques.
Hydratation régulière après le ftour, surveillance fréquente du taux de glycémie et vigilance face aux signes d’hypoglycémie ou d’hyperglycémie figurent parmi les conseils clés prodigués lors de cette rencontre. Le Dr Tahiri a également déconseillé toute activité physique durant la période de jeûne, recommandant de la reporter après la rupture afin de réduire les risques de déshydratation, de complications rénales ou d’accidents vasculaires cérébraux.
Au-delà du contexte national, les chiffres mondiaux rappellent l’ampleur du défi. Selon la Fédération internationale du diabète, 589 millions d’adultes vivent actuellement avec cette maladie dans le monde. Ce nombre pourrait atteindre 853 millions d’ici 2050, illustrant l’urgence d’intensifier les actions de prévention et d’accompagnement.


